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Projet régional de santé

Edité le 24 juin 2011

Des priorités et un calendrier

«Je veillerai à respecter cette logique de dialogue et d’échange qui doit caractériser nos relations». C’est en ces termes que Claude d’Harcourt s’est adressé, le 6 mai, à la Conférence régionale de santé et de l’autonomie (CRSA), réunie en assemblée plénière pour débattre du Plan stratégique régional de santé (PSRS), première étape du Projet régional de santé (PRS). «Le PSRS n’a pas vocation à l’exhaustivité et il n’exclut aucune piste, a-t-il expliqué. Tout l’enjeu est, à partir d’une logique de territoire et de parcours de soins, de développer une transversalité entre des secteurs jusqu’ici cloisonnés : la prévention et la promotion de la santé, les soins ambulatoires et hospitaliers, les prises en charge médico-sociales».
 

Un diagnostic, trois axes, six thèmes

Après avoir dressé un diagnostic général (démographie et territoire, santé et morbidité, offre de santé), le PSRS s’articule autour de trois axes stratégiques, déclinés en priorités et objectifs généraux :

  1. Maintenir et renforcer l’accès à la santé et à l’autonomie.
  2. Réduire les inégalités sociales et les inégalités territoriales de santé.
  3. Renforcer et garantir la qualité et l’efficience des dispositifs et la performance des organisations.

Six thèmes spécifiques sont également définis : Périnatalité et enfance, Handicap et vieillissement, Santé mentale, Addictions, Maladies chroniques, Risques sanitaires.

Un fil rouge : la démographie des professionnels de santé

Ayant eu, au préalable, la possibilité d’étudier en détail le document, les participants ont exprimé de nombreux commentaires tant sur le diagnostic que sur les axes stratégiques et thématiques du PSRS. Certaines remarques ont fait l’objet d’ajustements. Pour répondre à la question jugée «la plus préoccupante» par Mathieu Monconduit, Président de la CRSA, l’ARS a réaffirmé, par voie d’amendement, son engagement «de manière résolue et permanente dans une politique visant à développer et consolider la démographie des professionnels des secteurs sanitaire et médico-social dans une perspective de rattrapage par rapport aux moyennes nationales».

Au terme des débats, et avant que l’assemblée n’émette un avis favorable, il a été convenu que les demandes de compléments formulées par la CRSA seraient intégrées dans les trois schémas qui doivent maintenant être élaborés : Schéma régional de prévention (SRP), Schéma régional d’organisation sanitaire (SROS) et Schéma régional d’organisation médico-sociale (SROMS).

«Nous allons nous donner un peu de temps pour travailler sur les diagnostics qui figureront dans chacun de ces schémas afin qu’ils puissent être discutés et partagés avec l’ensemble des instances de démocratie sanitaire, précise Christian Ferro, Directeur général adjoint de l’ARS. En septembre, nous devrions engager la réflexion sur les orientations de ces différents schémas de manière à être prêts, début 2012, à les soumettre à concertation.